26 février 2012

La prestation photo doit pouvoir s'accompagner d'un service de production vidéo pour répondre aux besoins des clients et à l'explosion de la consommation de contenus sur écran (doc. Zacuto.com).

La vidéo devient incontournable

Les échanges de données sur mobiles devraient être multipliées par 18 d’ici 2016 indique une étude Cisco ! Ce trafic sans fil — qui devrait dépasser les 10,8 exaoctets de données par mois (équivalent à 33 milliards de DVD !)—, sera porté par l’usage de la vidéo. Conséquence directe de ce phénomène, la photo prendra une position singulière par son statisme mais également sa capacité à transmettre une information et une émotion dans l’instant avec une grande efficacité. Ce recours massif à l’image animée entraînera le public vers de nouvelles références de qualité, comme c’est le cas pour la photographie aujourd’hui. Un nouveau professionnel de l’image devrait donc émerger, pour autant que cette spécialité soit développée avec un grand professionnalisme, et ne vienne pas tuer l’image fixe (qui reste irremplaçable). Pour le photographe qui accepte ce challenge, le profit sera multiple en lui permettant de répondre à l’explosion de la consommation de contenus sur écrans (mobiles, tablettes, TV connectées),aux besoins de communication des clients (notamment en événementiel), mais également de produire du contenu de marque (actualités, reportages terrain, testimoniaux, documentaires, interviewes, tutoriaux…) que les entreprises doivent pouvoir délivrer sur leurs sites Internet pour rester proches de leur clients , les divertir, et les informer. Avec des atouts pour les photographes : savoir produire avec une qualité formelle exceptionnelle, mais également savoir produire sur le même sujet des photographies de haute qualité.


26 février 2012

Une coque pour iphone « stylée » qui reprend l’allure des appareils des années 50. Ultra-connectée la génération Y baigne dans une culture contemporaine qui recycle sans cesse son propre passé…

La génération Y invente le futur marché photo

On l’appelle aussi la « net generation », mais on pourrait tout aussi bien la nommer « screen generation »… ils ont entre 15 et 30 ans et regardent avec fascination (ou profond dédain, c’est selon…) les appareils argentiques ou les pochettes de tirages 10 x 15cm.  Depuis leur enfance (pour les plus jeunes) la photographie est associée aux écrans et les plus âgés d’entre-eux ont équipés leur foyer naissant en tout numérique. Ils sont au cœur des usages des tablettes (62, 5 millions d’unités vendues dans le monde en 2011), et ne peuvent vivre sans leur Smartphones ou leur appareil numérique pour documenter en images leur vie via les réseaux sociaux (23,6 millions d’utilisateurs Facebook en France fin janvier dont 51 % détenus par les 18-34 ans !). Ils ne connaissent que les écrans de visée et découvrent seulement maintenant l’intérêt des viseurs optiques, grâce aux compacts experts. La mode rétromania*  les concernent car si leur vie photographique est 100% numérique, leur curiosité s’orientent vers les objets photographiques de leur parents et grand parents, prétexte à un retour sur leur enfance et à confronter leurs pratiques à celles de leurs aînés. L’iphonographie est leur tasse de thé, mais les procédés anciens les fascinent. Ce grand écart pour les magasins de revente photo est un challenge difficile, sans doute plus accessible pour les photographes créatifs qui s’inscrivent dans une démarche d’auteurs. La production de portraits utilisant les techniques argentiques noir et blanc, voire les procédés anciens comme l’ambrotypie, peut constituer une offre alternative fascinante pour cette génération qui n’a jamais connu vraiment l’argentique. Tout « nostalgisme » est à proscrire : c’est la condition pour ne pas faire fuir les membres de la génération Y.  Afin de cultiver cette différence auprès de ceux qui sont (et seront) les premiers concernés par vos prestations mariage, l’activité la plus profitable de l’artisan photographe.

(*) Rétromania : écrit par Simon Reynolds sorti le 9 février. Traduction française de Jean-François Caro. Editions Le Mot et le Reste. 480 pages, 26 euros.