La révolution attendue arrive…lentement !

Pour le transfert des photos vers l’Internet, le module PenPal utilise le standard sans fil Bluetooth 2.1. Reste à le faire communiquer avec tous les mobiles…

Le fait

Au milieu d’une myriade d’accessoires de prise de vue tous très créatifs, Olympus a présenté en début d’année un petit module qui n’a guère fait parler de lui : le transmetteur Bluetooth Penpal PP-1. Compatible avec l’Olympus Pen E-PL2 , il exploite les nouvelles fonctionnalités du port 2 utilisé aujourd’hui pour connecter le viseur électronique optionnel sur cet hybride au design néo-classique. Le Penpal PP-1 n’est pas un transmetteur basique : il embarque un module de compression et 2 Go de mémoire. Le premier se charge de réduire le poids des fichiers, la mémoire assurant le stockage des images (jusqu’à 2600 photos compressées) avant leur envoi vers un équipement à la norme Bluetooth (PC, téléphone,  smartphone, tablette…). Sa compatibilité encore réduite aux téléphones Android et Windows Phone 7 (excluant l’iphone !) ne pousse pas Olympus France à précipiter sa commercialisation à un prix fixé à 79 euros… mais des versions upgradées pourraient ne pas tarder à arriver !

Décryptage

L’arrivée du Penpal permet d’entrevoir comment les fabricants japonais comptent résoudre l’épineuse question de la connexion de leurs appareils photo à Internet. Même si aujourd’hui cet accessoire Olympus utilise le Bluetooth 2.1, cette norme de transmission sans fil pourrait prendre le dessus sur le Wifi — trop énergivore—, à la faveur du déploiement depuis 2009 du nouveau standard Bluetooth 3.0 HS (compatible avec le Bluetooth plus ancien) dont les vitesses de transferts sont 24 fois supérieures à celle du Bluetooth 2.1 ! Cette performance de 24 Mbps (contre 1 Mbps) autorise l’échange de fichiers lourds comme la musique, la photo ou la vidéo. Le téléphone, accessoire le plus répandu dans la poche des possesseurs d’appareils photo deviendrait donc l’allié indispensable des photographes amateurs pour envoyer des photos vers les réseaux communautaires et de partage (pour cet usage social, la dégradation de la qualité des images transférées ne constitue pas un inconvénient réel…).  Il pourrait s’agir d’une alternative plus prometteuse à l’usage des cartes Wifi (comme les modèles Eye-Fi commercialisées depuis 2007) dont les débits restent insuffisants pour transmettre des fichiers photo de plus en plus lourds (voir l’excellent test du photographe Cyril Bruneau sur les durées de transfert comparées entre câble USB, transmetteur Canon WFTE2 et carte Eye-Fi Pro X2 en cliquant ici). A noter que les appareils dotés d’un double port carte SD peuvent permettre de sauvegarder les images en Raw d’un côté et autoriser de l’autre l’envoi via une carte Eye-Fi d’images très légères en Jpeg via les milliers de hotspot Wi-Fi disponibles en zone urbaine. Vu la position de plus en plus centrale prise par les réseaux sociaux en matière d’échange de photographies et le besoin croissant de partage en temps réel, l’année 2011 pourrait voir l’arrivée des premiers appareils photo à dispositifs de transfert intégré… mais décidément face à l’explosion des usages photo sur les smartphones, les fabricants d’appareils se hâtent lentement sur la question du sans fil !

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