La pression 3D monte d’un cran

Les photographes utilisent depuis le XIXème siècle le principe de la stéréoscopie pour visualiser le relief en photographie. C’est aujourd’hui ce procédé que l’on appelle improprement 3D et qui s’imposera d’ici 2013 sur plus de 50 % des téléviseurs commercialisés. Si rien de nouveau n’a été inventé sur le principe, la puissance de traitement tant du côté de la capture que du côté de l’affichage permet aujourd’hui de « facilement » restituer successivement deux images droite-gauche sans rémanence, à une cadence minimum de 2 x 60 hertz en association avec des lunettes synchronisées.

Mais cette 3D là promet d’être provisoire ou uniquement réservée au divertissement passif. En effet, celle que les studios d’animation exploitent avec des puissances de calculs extrêmes, pourrait très vite devenir celle que nous aurons à apprivoiser en photographie plus rapidement que nous le pensons. Elle nous arrivera par la prise de vue tri-dimensionnelle, ce que Canon Expo nous a permis de découvrir à la Grande Halle de la Villette. Cette technologie du futur n’était pas présentée à la photokina par Canon, même si la marque était indirectement présente sur plusieurs expériences de prise de vue multiples permettant d’obtenir  des séquence vraiment étonnantes en stop motion (voir la vidéo ci-dessous), ou en modélisation 3D réalisée en direct via le « Matrix Ring » (à voir en cliquant ici )

Mais revenons à cette prise de vue tri-dimensionnelle : elle consiste à enregistrer le temps d’une fraction de seconde un très grand nombre de photos avec une mise au point différenciée sur toute la profondeur de la scène photographiée. Toutes ces images étant indexées avec la distance de mise au point, il devient facile en post-production d’en isoler une, afin d’extraire un sujet précis présent à une certaine distance (on sélectionne une tranche de l’image tri-dimensionnelle en quelque sorte). Mais aussi de changer le plan de mise au point a posteriori, en cliquant là où l’on préfère que ce soit net. L’autre avantage sera, entre autre, de pouvoir faire « circuler » de façon réaliste un sujet en mouvement dans un décor réel (démonstration très probante à Canon Expo que nous vous montrons en début d’article grâce à une  vidéo tournée par nos confrères du site http://www.lesnumériques.com). En enregistrant une scène à deux ou trois appareils, le nombre d’informations disponibles rend possible une modélisation 3D que l’on pourra manipuler sur un écran comme un objet réel, moyennant une puissance de calcul conséquente (selon un principe qui existe déjà sur le site http://www.photosynth.com décrit en mai 2009 dans Décryptages).

Une fois cette étape de modélisation opérée, l’impression en miniature d’une scène réelle devient envisageable en trois dimensions. De telles imprimantes se multiplient dans l’industrie et le secteur du design pour le prototypage d’objets et de pièces. Des polymères sont projetées selon le principe utilisé par les imprimantes jet d’encre, avec ici un déplacement des buses dans une troisième dimension pour créer un objet en relief. C’est la troisième voie de l’image 3D qui se traduit aujourd’hui par des applications encore limitées comme celle du site www.thatsmyface.com qui propose des portraits sculptés (voir notre présentation « Portraits en relief » publié le 15 avril 2009). Un potentiel de développement qui reste totalement ouvert.

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