Citadium, EDF… et le portrait noir et blanc

Plus que jamais, le portrait garde la faveur des publicitaires.

Le fait

Le magasin Citadium situé au cœur du quartier des grands magasins parisien appuie sa décoration sur des mosaïques géantes de portraits noir et blanc. Celles-ci sont le fruit d’une collecte opérée par Internet auprès des clients volontaires de  l’enseigne, complétés par des photos libres de droits. Le tout est monté par le service graphique interne de Citadium qui s’est livré à la colorisation de certains portraits dans un style Street Art revendiqué.

Le décryptage

« Tout est fait dans le magasin pour être plus proche de notre clientèle » explique Amandine Piriou, la directrice de la communication de Citadium. « Il existe des murs d’expression afin de donner la parole à nos clients dans une démarche Street Art car les clients doivent se reconnaître, c’est essentiel » poursuit-elle. Les portrais qui « habitent » l’espace de vente sont donc là pour renvoyer une image de proximité aux milliers de visiteurs quotidien du concept store parisien.

Le portrait noir et blanc est à l'honneur chez EDF pour humaniser la marque © Geoffroy de Boismenu.

A une échelle plus ambitieuse, — et à un coût de production très supérieur—  même démarche du côté d’EDF avec sa campagne corporate presse, TV et affichage mettant en scène des personnalités, des salariés du groupe ou des élus qui plaident pour « Changer l’énergie ensemble » (une campagne signée Euro RSCG C&O). Là encore, portrait + noir et blanc = proximité/vérité.

Le portrait est donc à l’honneur partout où il s’agit de créer de la confiance. L’usage du noir et blanc devient métaphore de la vérité en supprimant l’artifice de la polychromie La campagne « Venez comme vous êtes » n’en reste pas moins efficace (voir notre post du 3 février 2009) avec  l’incontournable attrait de la couleur que MacDonald porte dans ses gènes. La recrudescence des campagnes utilisant le portrait doit interroger les portraitistes professionnels : pour répondre au mieux aux attentes du grand public, doivent-ils rechercher l’artifice créatif que les portraitistes australiens ou américains sont capables de porter commercialement, revisiter une esthétique du sacré (comme chez Harcourt) ou rechercher une simplicité « à la française »  synonyme de vérité et d’intemporalité.

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