72 000 visiteurs au salon de la photo !

21 octobre 2009

Affluence historique au Salon de la photo 2009 sous la webcam du site www.livecam360.com

Affluence historique au Salon de la photo 2009 sous la webcam du site http://www.livecam360.com

Le fait

Le Salon de la photo 2009 aura enregistré une affluence historique : près de 72 000 personnes (71 760 exactement) se sont pressées dans les allées du Hall 4, porte de Versailles à Paris, assurant une croissance du visitorat de + 34 % par rapport à l’édition de 2008 ! Ce succès aura pris de court l’ensemble des exposants, ravis de devoir gérer ce phénomène inattendu… embouteillages dans et entre les stands, reliquats au village de vente, contingentement des brochures… Un engouement populaire qui redonne du baume au cœur à ceux qui auraient pu croire que la banalisation de la consommation photographique signifiait la mort à terme de telles manifestations. Les marques absentes s’en mordent les doigts !

Le décryptage

Outre la présence pour la première fois dans le « Village de vente » de Phox (qu’il faut désormais appeler Phox le shop photo), le fait notable qui explique cette affluence record réside dans le soutien apporté au salon par les sites d’informations et les blogs à centre d’intérêt photo. Leur  partenariat avait été recherché par les organisateurs en contrepartie d’un espace de rencontre au salon, l’Agora du net. A cette douzaine de sites et forums (indépendants des marques) plus d’une vingtaine de sites d’informations avaient invité leur lecteur à rejoindre le salon. Les entrées gratuites diffusées cette année par ce canal se sont ajoutées à celles des sites officiels des marques et circuits de distribution ainsi qu’à celles des magazines photo (à proportion égale semble-t’il).  Ce choix de partenariat aura permis non seulement d’élargir le visitorat mais également de le rajeunir. L’autre point marquant : avoir su développer une dimension culturelle à la manifestation, par des expositions en prise avec l’actualité (hommage à Willy Ronis disparu il y a un mois, exposition en avant première d’Ara Güler par la MEP…) et des conférences-rencontres avec des icônes de la profession (Abbas, Marc Riboud, Dominique Isserman…). Le besoin des plus jeunes de se nourrir de l’expérience des photographes n’a jamais été aussi forte.


Identité : bientôt une proposition de loi ?

21 octobre 2009

Le sénateur Michel Houel lors de son intervention le 19 octobre 2009 à l'invitation de l'API

Le sénateur Michel Houel lors de son intervention le 19 octobre 2009 à l'invitation de l'API

Le fait

Le sénateur de Seine-et-Marne Michel Houel (groupe UMP) invité au salon de la photo le 19 octobre par l’API pour s’exprimer sur le dossier de la photographie d’identité biométrique a confirmé qu’il entendait déposer une proposition de loi dans les semaines à venir afin de faire supprimer les dispositifs de prise de vue dans les mairies. Après la déconnection des appareils photos dans 900 mairies en France (grâce à l’action de la profession), l’appui prochain de 35 sénateurs du groupe UMP autour d’une proposiaition dans le sens d’un abandon de la prise de vue en mairie, marque un tournant dans la lutte contre le dispositif imaginé par le Ministère de l’intérieur pour produire les photos d’identité destinées aux passeports biométriques. Président du groupe d’études « Artisanat et Services », le sénateur considère que les photographes sont des acteurs de l’aménagement du territoire, et à ce titre  doivent être respectés. Pour le sénateur Michel Houel, comme pour Philippe Paillat (président de la FNP) l’urgence est maintenant d’agir auprès de tous les maires qui n’ont pas déconnectés leurs appareils afin que le projet de loi soit considéré comme une priorité. Cette mobilisation, facilitera la mise à l’ordre du jour de cette proposition de loi au parlement estime le sénateur de Seine-et Marne.

Le décryptage

Depuis le début du développement de ce dossier identité, les photographes se sont trouvés sur la trajectoire de priorités d’Etat (sécurité nationale) et d’intérêts privés (conquête de marchés biométriques à l’international). L’absence de concertation avec la profession, la discrétion de l’appel d’offre (découvert par hasard au salon Milipole d’octobre 2007), l’attribution du marché à Safran et AtosOrigin, la surdité du Ministère de l’intérieur et de l’ANTS aux appels de l’API, le déploiement des dispositifs au dernier moment dans les 2 000 mairies pour respecter la date butoir de la réglementation européenne, les « pannes » de scanners, la non conformité soudaine des photos d’identité fournies par les administrés, tout ressemble à un hold-up sur un secteur d’activité convoité… Mais les priorités changent :  après les 110 millions d’euros d’investissement concédés par l’Etat français pour la mise en œuvre du passeport biométrique, après le mécontentement d’une partie des maires furieux du coûts réel d’exploitation des dispositifs de prise de vue sur le terrain, et surtout après la signature par la France de marchés d’identité biométrique à l’international (Nigéria, Maroc et Côte d’Ivoire entre-autres…), plus rien ne s’oppose à une gestion « pacifiée » du problème en France. Reste que les photographes ne doivent pas baisser la garde.


Je veux être photographe !

21 octobre 2009

Quand la formation devient un nouveau débouché pour les photographes professionnels

Quand la formation devient un nouveau débouché pour les photographes professionnels

Le fait

« Je veux être photographe ! » est une jeune société parisienne créée en 2008 qui dispense des formations photo de courte durée. Les cours de quatre heures sont organisés sur les lieux de prise de vue par groupe d’une dizaine de personnes, réunit autour d’un photographe professionnel soigneusement sélectionné pour son expérience et son aptitude de « communiquant ». Sa fondatrice Caroline Maurel (ancienne de Sup de Co Toulouse) a été contaminée par le virus de la photo en menant une carrière internationale qui la conduisait à beaucoup voyager. « Le voyage m’attirait vers la photo, mais je ne trouvais pas de cours photo » explique t’elle. Elle fait alors trois constats : l’absence de formule de formation courte sans engagement, l’engouement pour le reflex numérique et l’essor des offres expérientielles.  Elle crée sa société en 2008, sélectionne une quinzaine de photographes, crée un protocole pédagogique, et expose son offre sur un site jeveuxetrephotographe.com. Le succès est au rendez-vous avec aujourd’hui une douzaine de stages par semaines (tarifés à 80 euros/participant les 4 heures).

Le décryptage

La montée d’une nouvelle génération de photographes amateurs crée une nouvelle demande de formation. Ces jeunes photographes,— qui ne sont jamais passés par l’apprentissage des grands principes de la prise de vue (sensibilité/vitesse/diaphragme) —, se voient confrontés à leurs propres limites pour tirer bénéfice de leur reflex. Les stages courts y pallient. D’autant que cette nouvelle activité est aussi un moment de loisirs où toute transmission de connaissance doit s’inscrire dans un contexte d’expérience positive. La personnalité du photographe et son expérience apporte le « plus » expérienciel indispensable, auxquels s’ajoutent les bénéfices d’une émulation de groupe. On découvre ainsi que le professionnel n’est pas seulement producteur d’image mais également passeur d’une attitude vis-à-vis du monde qui l’entoure. Cette expérience trop souvent circonscrite au seul « regard », constitue un des actifs majeurs du photographe professionnel. La photographie n’est pas la seule activité à être concernée par ce besoin de proximité du public vis-à-vis d’hommes et de femmes de métier « habités » par leur métier : le succès de l’Atelier des chefs le démontre également dans le secteur de la cuisine.