Red DSMC: de 24 à 261 mégapixels !

Mi appareil, mi caméra de cinéma, aucune date de sortie n'est encore connue pour le Red DSMC

Mi-appareil, mi-caméra de cinéma, aucune date de sortie n'est encore connue pour le Red DSMC

Le fait

La société californienne Red Digital Camera qui produit la Red One, célèbre caméra numérique très haute résolution destinée au tournage cinéma (voir les films en référence en cliquant ici), envisage de commercialiser un appareil de prise de vue modulaire totalement hors norme. Celui-ci baptisé DSMC (pour Digital Still and Motion Camera) pourra adopter selon le désir du photographe/cinéaste un capteur 35 mm de 24 mégapixels, un au format 42 x 56 mm de 65 mégapixels ou encore un dos 6 x 17 (cm) de 261 mégapixels ! Les cadences d’enregistrement pourraient atteindre 100 images/seconde grâce à un mode RAW sans dématriçage et une capacité de calcul démente ! (voir sur le site www.photographier.fr la description complète en français de cet appareil extraordinaire, sous la plume de Jean Cassagne en cliquant ici).

Le décryptage

Alors qu’il encore impossible de savoir à quel moment cet équipement sera commercialisé, il n’est pas douteux qu’il le soit un jour, les californiens de Red adoptant un modèle économique radicalement en rupture avec celui de la photographie professionnelle. Pas plus que les caméras de marques Panavision ou Arriflex ne le sont aujourd’hui, le Red MSMC ne sera pas destiné à être commercialisé compte-tenu de son prix exorbitant (12 000 dollars pour le capteur 24 mégapixels, 55 000 dollars pour le module 6 x 17, ce qui ne constitue que le tout début de l’investissement pour disposer d’un appareil opérationnel ! ). Il s’agit d’un système modulaire d’exception qui sera proposé par les sociétés de location pour permettre aux photographes et cinéastes de répondre  à des commandes haut de gamme. Cette incursion probable de l’industrie du cinéma dans le pré carré des fabricants d’appareils photo professionnels a de quoi faire réfléchir. D’une part le Red MSMC valide la tendance vers des équipements professionnels de prise de vue mixtes (images fixes et animées) d’autre part il se soustrait aux critères actuels les plus exigeants en qualité professionnelle (ce qui ne manquera pas de stimuler les fabricants de moyen format). Mathias Walter, photographe de mode (et ex chef opérateur) voit dans cette évolution le symbole d’une rupture « de la photo au cinéma sans passer par la case vidéo ». Une pensée que l’on aura à méditer dans les allées du Salon de la photo 2009 à la vue des nouveaux reflex présentés !

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