Payez ce que vous voulez…

 

 

La formule marketing "Payez ce que vous voulez" aura permis au site BrandAlley de recruter début mai 5000 nouveaux clients !

La formule marketing "Payez ce que vous voulez" aura permis au site BrandAlley de recruter début mai 5000 nouveaux clients !

 

Le fait

On se souvient de l’initiative de RadioHead qui en 2007 adopta la technique du PWYW (Pay what You Want – payez ce que vous voulez) pour le lancement de son dernier album en téléchargement. Des pubs et restaurants londoniens surfant sur la crise économique ont fait la Une de nombreux journaux au cours de l’hiver dernier en invitant les clients à de ne donner que ce qu’ils estimaient correspondre à la prestation reçue. Depuis, cette méthode de marketing et de communication très atypique s’est développée dans d’autres domaines (conseil juridique, restaurants, hôtellerie, services…) y compris dans la vente de biens sur Internet. Le site Brandalley a joué cette carte le 6 mai dernier en mettant en vente 10 000 articles de prêt-à-porter selon ce principe. Constatant que les internautes n’avaient pas joué le jeu, le site n’a pas souhaité renouveler l’expérience… mais celle-ci lui aura permis toutefois de recruter 5 000 nouveaux clients !

Le décryptage

S’appuyant sur un réel besoin de répondre aux difficultés des clients face à la crise, la formule « payez ce que vous voulez » est une stratégie marketing de rupture qui affiche plusieurs messages positifs :

– message d’attention : le prestataire/commerçant s’inscrit dans une stratégie de crise signifiant qu’il est attentif aux difficultés de ses clients, sans le délaisser au moment où il gère et arbitre au plus juste.

– message de confiance : le prestataire se met dans une situation de dépendance vis-à-vis de son client, défi qu’il relève par la confiance qu’il lui accorde, grâce à la sérénité que lui confère son professionnalisme et son expérience.

– message d’empathie sociale : en mettant une prestation à la disposition de toutes les bourses, sans avoir recours aux sempiternels soldes ou remises exceptionnelles.

C’est surtout une stratégie de communication qui favorise le buzz sur Internet et dans la vie locale afin de recruter une nouvelle clientèle.

En outre, avoir une offre de service à un prix fixé par le demandeur pose la véritable question de la valeur perçue d’un service. Question centrale que l’étude Ipsos de 2007 avait mis en avant pour les photographes portraitistes…

Et vous, pensez-vous qu’une démarche « Payez ce que vous voulez » puisse être tentée dans le cadre d’une activité de prise de vue ?  N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques !

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7 Responses to Payez ce que vous voulez…

  1. Pour rebondir là dessus, il serait intéressant de demander à des clients quelle valeur ils donnent à notre travail, en portrait comme en mariage, une fois la prestation terminée.
    Je pense poser la question à certains de mes mariés de cette façon, une fois la presta finie et l’album livré :
    Je vous propose de vous racheter cet album que je vous ai réalisé, à quel prix vous me le laissez… Je crois déjà entendre la réponse… ça sera « à aucun prix »…

    Cette démarche du payez ce que vous voulez est dangereuse en ce sens qu’on tombera toujours sur des « profiteurs ». Dans le cas Radiohead par exemple, la masse de gens qui donnent réellement compense largement la masse des profiteurs, qui de toute façon n’auraient pas payé un centime pour télécharger cet album. Il s’agît ici de contenu dématérialisé… Rien à voir donc avec une presta de service qui elle a un coût…

  2. ça me donne une idée:
    Et si je mettais mes prestas reportage mariage aux enchères pour les week ends les plus chargés??
    Qu ‘ en pensez vous?

    • jacqueshemon dit :

      J’ai peur que le système d’enchères soit mal perçu par vos clients… alors que les clients comprennent très bien les questions de surcharge saisonnières qui permet de justifier des tarifs ++ (cf. locations saisonnières). Je serais très curieux d’avoir les avis de vos confrères. Merci à tous de vos contributions….

  3. Je crains, qu’une démarche PWYW soit dangereuse à appliquer à notre métier, la majorité des gens n’étant pas conscient du coût de notre prestation de service, et n’ayant en référence que le prix des tirages grand public. De plus, beaucoup cherchent seulement à profiter et payer le moins possible…

    La démarche proposée par Christophe est intéressante, puis qu’elle permet de chiffrer la valeur affective accordée à notre prestation et notre produit : combien faudrait il vous dédommager pour que vous acceptiez de vous défaire de ce que je vous ai livré ?

    Une autre variante possible, qu’avait utilisé mon « maître » en peinture à l’huile Hashpa (http://hashpa.free.fr/) pour me vendre une de ses toiles : Il a inscrit sur un papier plié le prix minimum auquel il était prêt à me céder son œuvre. Je devais inscrire sur un autre papier le prix maximal que j’étais prêt à la lui payer.
    Puis on dépliait les petits papiers :
    si mon prix était inférieur au sien, il n’y avait pas transaction. Sinon, la transaction avait lieu au prix moyen entre son mini et mon maxi.

    Thierry

  4. Bruno COHEN dit :

    Voilà une idée decommunication à tenter en alternative aux concours « meilleure expression d’enfant », que nous faisions tous les deux ans pour booster les prises de vues portrait … mais qui ne fidélisent que les chasseurs de prix …

  5. Bruno COHEN dit :

    Ajout : Bravo à Jacques Hémon pour la remise en question des Décryptages

  6. A l’instar du monde de la mode, de la chanson, des jeux vidéos, des taxis, pompes funèbres ou encore de la photo (?), le droit se met aussi à adopter ce business modèle revolutionnaire.
    Un site d’information juridique vient ainsi d’ouvrir, permettant à tout internaute particulier ou professionnel d’obtenir rapidement l’état du droit relatif à son problème juridique (articles de loi, jurisprudence, doctrine), et ce au prix qu’il décide.
    Faites tourner l’info! Merci

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