Fotolia lève plus de 50 millions de $

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Audience comparée entre les deux sites "low cost" concurrent, Fotolia et iphotostock (Getty Image)

Audience comparée sur 12 mois entre les deux sites "low cost" concurrents, Fotolia.com et iphotostock.com (source ComScore)

Le fait

Fotolia, dont le site symbolise la photo à bas prix depuis 2005, passe en « phase 2 » après quatre années d’auto-financement par ses créateurs français. Ceux-ci auraient bouclé un tour de table de 50 à 100 millions d’euros en levant des fonds auprès de TA Associates. Cette annonce fait suite au lancement la semaine dernière du site photoXpress proposant plus de 350 000 photos gratuites classées par catégories. Le site convie les visiteurs à inviter leurs amis « afin d’attirer un maximum de nouvelles images » par effet d’audience et à créditer les images  «©PhotoXpress.com ». Le site www.fotolia.com aurait un million d’utilisateurs inscrits et a généré entre 3 et 4 millions de visiteurs uniques en avril dernier (source comScore).

Le décryptage

Nouveau rebondissement de la guerre entre les grands groupes mondiaux pour prendre le leadership sur la vente des photographies de stock, cette exceptionnelle levée de fonds prouve combien le modèle économique de la longue traîne attise la convoitises des investisseurs. Les audiences en jeu sont à la mesure des sommes investies alors que les coûts de production des images sont à la charge des photographes et que ceux de la distribution se limitent à l’entretien d’un site puissant. Ces grandes manœuvres sont de plus en plus fréquentes : rachat de iphotostock  en 2007 par Getty pour 50 millions d’euros, puis rachat de Getty Images pour 2,4 milliards de dollars par le fonds d’investissement Hellman  & Friedman qui absorbera également JupiterImages quelques mois plus tard pour 86 millions de dollars !… Certes de telles opérations de concentration signent la fin du modèle économique des droits d’auteur sur la photographie d’illustration. Mais il serait erroné de penser que ces mouvements remettent en cause celui de la vente physique des photos d’illustration de haute qualité : l’exemple de la réussite d’une entreprise comme Pêcheur d’Images à la Trinité-sur-Mer (fondée par Philips Plisson)  ou même celle de Yann Arthus-Bertrand chez YellowKorner attestent que le public est au rendez-vous. Ces succès rappellent que la création de valeur s’effectue toujours au changement d’état d’une image (passage du numérique au physique). Dont acte.

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