Le fait
Alors que depuis 2008 l’introduction des premiers reflex disposant d’un mode d’acquisition vidéo HD (HDSRL comme on les baptise outre-Atlantique) ne cesse de transformer les modes de production TV et cinéma, certains photographes font du tournage avec ces équipements, une véritable spécialité : ces images animées exceptionnelles ont l’impact d’une image cinéma ce que les vidéastes ne peuvent prétendre (faute de caméscopes à grand capteur et d’une approche « photographique »). Depuis, nombre de photographes américains et canadiens se sont rebaptisés vidéographes* contraction de vidéastes et photographes pour faire valoir cette approche si qualitative.
(*) « Videographer » peut tout aussi bien désigner un vidéaste ou un caméraman en anglais.
Le décryptage
Faute de mot pour le désigner, un métier ne peut exister. Le terme de vidéographe que l’usage consacre aux photographes qui produisent en vidéo doit pouvoir servir à promouvoir une valeur de différenciation que l’usage des reflex HD en vidéo apporte sans conteste. Car la spécialité renvoie à de réelles compétences professionnelles tant en matière de tournage (écriture, approche du sujet, savoir faire en prise de vue et nouveaux accessoires très spécialisés pour travailler efficacement), qu’en matière de post-production (design, montage, illustration sonore…). Ce métier de vidéographe lorsqu’il est pratiqué avec exigence par un photographe a donc suffisamment de sens pour être porté avec fierté par ceux qui choisissent de franchir le cap de l’image animée avec des outils familiers qu’ils doivent réapprendre à utiliser.
