Le futur vu par Corning et Microsoft

30 novembre 2011
Une vision à dix ans d’un monde où les images seront omniprésentes et où nous interagirons en permanence avec elles pour vivre et travailler.

La vision

Les leaders du monde industriel nous proposent périodiquement des visions d’avenir afin d’affirmer leur leadership et donner au public le sens de l’innovation qu’ils distillent selon un calendrier contraint par la recherche et le marketing. Corning géant mondial du verre et de la céramique et Microsoft n° 1 du logiciel nous gratifient de deux visions qui placent l’hyperconnectivité au cœur de nos vies, les images devenant des interfaces naturelles.

Le décryptage

Les acteurs influents du monde de l’image ne sont pas seulement les fabricants d’équipements de prise de vue. Les opérateurs de réseaux, les fabricants d’écrans et de surfaces sensitives ou encore les développeurs de logiciels sont tout aussi influents en redéfinissant les usages en gré des ruptures technologiques qui accompagnent leurs spécialités. Avec Corning et Microsoft, les visions sont froides et techniques mais pas si éloignées de la réalité que cela,  si l’on prend soin de transposer ces usages dans un monde réel où la haute technologie sera accessible à tous… pour une simple question de logique industrielle (ce que l’exemple de ces utilisateurs privilégiés a du mal à traduire). Pour les photographes et de façon générale les gens d’images, ce développement des interfaces « imagées »  et ubiquitaires constitue un nouveau défi. La production des uns servira les besoins de ces afficheurs omniprésents, tandis que d’autres exploiterons la singularité culturelle de l’image fixe, avec ses objets convoités, les tirages photo. Ce n’est pas de la science fiction, l’essor du marché de l’art se charge de nous rappeler que nous sommes déjà entrés dans le nouveau champ du futur.


Devenir vidéographe ?

30 novembre 2011

Le fait

Alors que depuis 2008 l’introduction des premiers reflex disposant d’un mode d’acquisition vidéo HD (HDSRL comme on les baptise outre-Atlantique) ne cesse de transformer les modes de production TV et cinéma, certains photographes font du tournage avec ces équipements, une véritable spécialité : ces images animées exceptionnelles ont l’impact d’une image cinéma ce que les vidéastes ne peuvent prétendre (faute de caméscopes à grand capteur et d’une approche « photographique »). Depuis, nombre de photographes américains et canadiens se sont rebaptisés vidéographes* contraction de vidéastes et photographes pour faire valoir cette approche si qualitative.

(*) « Videographer » peut tout aussi bien désigner un vidéaste ou un caméraman en anglais.

Le décryptage

Faute de mot pour le désigner, un métier ne peut exister. Le terme de vidéographe que l’usage consacre aux photographes qui produisent en vidéo doit pouvoir servir à promouvoir une valeur de différenciation que l’usage des reflex HD  en vidéo apporte sans conteste. Car la spécialité renvoie à de réelles compétences professionnelles tant en matière de tournage (écriture, approche du sujet, savoir faire en prise de vue et nouveaux accessoires très spécialisés pour travailler efficacement), qu’en matière de post-production (design, montage, illustration sonore…). Ce métier de vidéographe lorsqu’il est pratiqué avec exigence par un photographe a donc suffisamment de sens pour être porté avec fierté par ceux qui choisissent de franchir le cap de l’image animée avec des outils familiers qu’ils doivent réapprendre à utiliser.


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.